MDRS 311

Sol 2

SOL 2 : « Pourquoi les astronautes ont des problèmes de lessive ? Parce qu’ils sont toujours dans l’espace ! »

10:06 : Deuxième jour dans la station. Cette journée semble plus classique, pas de sortie
extravéhiculaire prévue, l’équipage se concentre sur les montages des différentes
expériences qu’il faut installer dans toute la station, et chaque membre s’occupe de ses
tâches quotidiennes. Quentin, Robin et moi avons monté et testé les instruments
atmosphériques. Nous avons été très efficaces, et prévoyons de les installer dehors demain.
Pendant ce temps Célyan et Somaya installent l’expérience Orbital Architecture, qui traquera
notre position dans la station. Meddi, lui, a organisé la serre pour mettre en place
Micropouss’, expérience en collaboration avec la start-up Néopouss’, qui nous permet de
cultiver de petites plantes qui agrémenteront nos plats. En effet, pour le moment nous
n’avons mangé que des repas cuisinés à partir d’ingrédients lyophilisés ou à longue
conservation. Ces plantes auront un impact important sur notre moral.

16:18 : Ça y est, nous avons enfin gouté les produits de la serre ! Ce midi, Meddi nous as
apporté un petit cadeau : des petites tomates et radis collectés dans le GreenHab. La soirée
promet aussi d’être goûtue, puisque Somaya a préparé la pâte d’un pain marocain que nous
avons hâte de cuisiner et goûter ce soir ! L’après-midi fût productive : notre avance sur les
instruments atmosphériques a permis à Robin et moi de mettre en place les serveurs de
AMAIA, l’assistant IA du Spaceship FR. Tout n’est pas encore au point, mais cette IA en
« stand alone », c’est-à-dire qui fonctionne sans internet, pourrait nous être très utile ! En
revanche, son humour est particulier… Le titre du rapport en témoigne. En parallèle, Erin
travaille sur les plannings de l’équipage, et Quentin développe déjà ses premières photos du
soleil, prises dans l’observatoires !

 

17 :27 : J’ai fini mon premier test cognitif pour Orbital Architecture dans le HAB, notre habitat
principal. C’était plutôt difficile de se concentrer au milieu de tout l’équipage qui s’animait
autour. Tandis que certains installaient déjà les lumières de l’expérience LättaLL dans le
Upper Deck, Somaya s’est mis à cuire ses petits pains. Ils sont vraiment délicieux !

MDRS 175

Sol 1

Sol 1: « It’s a small step for me, a bigger one for Quentin »

6:30AM: First awakening in the station. After getting out of bed, the crew already get busy, checking their daily morning tasks. We measure our physiological data for the Core Data experiment, that will allow us to transfer data to the researchers needing them. After that, it’s time to follow our first sport session, animated by Célyan. No time to lose for Crew 311: as soon as finished, we clean ourselves (but with wipes, like in the ISS!), we dress up, and we finally close the door of the station. Let’s go for a busy day!

11:19AM: I just came back from my first EVA, an ExtraVehicular Activity. Meddi, Quentin, Robin and I did our first training. We found the perfect place for the atmospheric instruments: Marble Rituals. We will set them up later during the week. The analog Martian desert looked very vast, such as the sky that overlooked it. I had the honour to step on its ground first, and to pronounce our first words: « it’s a small step for me, a bigger one for Quentin ».

During this time, the rest of the crew did our food inventory. 3:00PM: During the beginning of the afternoon, every crew member goes to their business. Meddi waters the plants, Robin takes inventory of the RAM, whereas Somaya takes the Science Dome’s one, and Quentin takes charge of the solar observatory. Everyone got together then, to setup Somaya, Erin and Célyan for their EVA training.

6:50PM: The afternoon was productive. While some of us were preparing Orbital Architecture experiment, some other were managing the building of supports for our atmospheric instruments. The communication window is approaching, and now the whole crew answer their daily questionnaires.

MDRS 175

Sol 1

Sol 1: « It’s a small step for me, a bigger one for Quentin »

6:30: Premier réveil dans la station. Après être sortis du lit, l’équipage s’active déjà pour remplir les tâches quotidiennes du matin. Nous mesurons nos données physiologiques pour l’expérience Core Data, qui permettra de transférer les données aux chercheurs qui en auront besoin. Puis il est l’heure de suivre notre première séance de sport, organisée par Célyan. Pas de temps à perdre pour l’équipage 311. Aussitôt finie, on se lave (mais à la lingette! Comme dans l’ISS), on se change et on ferme définitivement la porte de la station. C’est parti pour une journée bien remplie!

11:19: Je reviens d’une EVA, c’est à dire une sortie extravéhiculaire. Avec Meddi, Quentin et Robin, nous avons fait notre premier entraînement à ces sorties tant redoutées lors des missions spatiales. Nous avons repéré un emplacement idéal pour nos instruments atmosphériques que nous installerons plus tard dans la semaine. Le désert de notre Mars analogue semblait immense, tout comme le ciel bleu qui le surplombait. J’ai eu l’honneur de fouler son sol en première, et d’y prononcer nos premiers mots: « it’s a small step for me, a bigger one for Quentin ».

Pendant ce temps, le reste de l’équipage s’est occupé des inventaires de notre nourriture.

15:00: En début d’après midi, tous les membres de l’équipage vaquent à leurs occupations. Meddi arrose les plantes, Robin fait l’inventaire du RAM tandis que Somaya fait celui du Science Dome, et Quentin prend en main le télescope solaire. Tout le monde s’est ensuite réuni afin que Somaya, Erin et Célyan fassent leur EVA d’entraînement.

18:50: L’après-midi a été productive. Tandis que certains préparaient l’expérience Orbital Architecture, d’autres s’occupaient de la construction des supports pour nos instruments atmosphériques. Notre fenêtre de communication approche, et maintenant tout l’équipage répond à ses questionnaires quotidiens.

MDRS 311

Sol 0

Sol 0: Electric landing on Mars

Today is a great day. After one year of preparation, several months of hard work, one week of scientific outreach in New-York, it’s the entry day for the Crew 311.

After we landed on Mars in the beginning of the afternoon, the whole crew started to install their personal items in their little bedrooms of the upper deck, first floor of our main habitat. This area is very tiny! It is optimized such as one room possesses a bed above another one from the next room. While we were installing, we got so many electrical discharges, planet Mars welcomes us eventfully!

The whole crew was trained to use different modules of the station. Everything was made to save resources, even the toilets! After that, we discovered the lower deck, where the EVA suits are stored. They are intended for our future extravehicular activities, and we tried them on. We also visited the green hab, i.e. the station greenhouse, essential to produce our own fresh products, the RAM, the crew engineer place that is used to repair all of the stuff, and finally the science dome, the module where we will mainly apply the scientific experiments.

After that, we learnt how to drive the rovers used during the EVA. This evening, the different crew members are checking all their assigned equipment.

Today was the last day we could breathe fresh air. Since tomorrow morning, will be the last time we go out for a duration of a month, Robin and Quentin took advantage of the evening to observe the station during the night, a picture to which we will not have access during the simulation.

MDRS 175

Sol 0

Sol 0 : Un atterrissage électrique

Aujourd’hui, c’est le grand jour. Après un an de préparation, des mois de travail, une semaine de vulgarisation à New-York, c’est au tour d’un jour de préparation pour l’équipage 311.

Après avoir « amarsi » en début d’après-midi, tout l’équipage a commencé à s’installer dans les petites chambres du upper deck, notre lieu de vie principal. L’espace à l’intérieur est très restreint ! Il est optimisé de telle sorte qu’une chambre sur deux dispose d’un lit en hauteur, surplombant celui de la chambre voisine. Au fur et à mesure de notre installation, nous n’avons pas cessé de recevoir des petites décharges électriques, il faut croire que la planète rouge nous accueille de manière mouvementée !

Tout l’équipage a ensuite été formé à l’utilisation des différents modules de la station. Ici, tout est conçu pour économiser les ressources, même les toilettes ! Nous avons donc découvert le lower deck, ou sont stockées toutes les combinaisons d’EVA, destinées à nos futures sorties extravéhiculaires, et nous les avons essayées. Nous avons aussi visité le Green hab, c’est-à-dire la serre de la station, essentielle pour produire nos propres produits frais, le RAM, module destiné à l’ingénieur de bord, servant à réparer et entretenir tout le matériel, et enfin le Science dome, module ou nous allons réaliser la majorité des expériences scientifiques.

Ensuite nous avons appris à conduire les rover, qui nous seront d’une grande utilité durant les sorties extravéhiculaires. Ce soir, les différents membres de l’équipage vérifient que tous les équipements de la station liés à leur rôle respectif soient bien fonctionnels.

Aujourd’hui était aussi la dernière journée nous permettant de respirer l’air frais extérieur. Demain matin, nous sortirons une dernière fois et fermerons la porte de la station pour un mois. Quentin et Robin ont donc profité de la soirée pour observer la station de nuit, un spectacle auquel nous n’auront pas accès durant la simulation.

MDRS 175

ENVIRONNEMENT

ENVIRONNEMENT

Les Météorites

Vous le savez probablement déjà, mais les étoiles filantes que vous pouvez parfois observer lors des belles nuits d’été ne sont pas vraiment des « étoiles », mais bien des poussières qui rentrent en combustion dans notre atmosphère et laissent derrière elles une traînée lumineuse. Mais que ce passe-t-il lorsqu’un objet plus volumineux pénètre notre atmosphère et n’a pas le temps de se consumer entièrement avant d’atteindre le sol ? C’est exactement ce que nous allons voir aujourd’hui !

Une météorite est un fragment de roche qui peut provenir d’un astéroïde, une planète, une comète ou encore un satellite (comme la Lune). Ce fragment de roche devient une « météorite » au moment où il atterrit sur notre planète.

Les météorites viennent majoritairement de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter, mais certaines viennent aussi de la ceinture de Kuiper (au-delà de Pluton) et parfois du nuage d’Oort situé à la frontière du Système Solaire. Il existe aussi des météorites martiennes et lunaires, ou bien venant de planètes naines situées à la frontière du système solaire.

Pourquoi y a-t-il plus de météorites provenant d’astéroïdes que de planètes ? Comment naît une météorite ?

Tout d’abord, il faut comprendre comment ces fragments de roches peuvent se créer et se retrouver dans la trajectoire de la Terre. Bien que le Système Solaire soit vaste et constitué majoritairement de vide, les derniers milliards d’années ont été témoins d’impacts de grande ampleur entre les différents objets qui le composent. On fait souvent référence à cela sous le terme de « billard cosmique ». Lorsqu’un astéroïde impacte un autre astéroïde ou bien une planète, celui-ci risque de se fragmenter. Mais ces fragments deviennent-t-il dès lors automatiquement des météorites ? Non, car la force gravitationnelle du corps parent retient les fragments, et il faut que ceux-ci se libèrent de son champ gravitationnel pour pouvoir atteindre un jour la Terre. En effet, il y a alors trois scénarios possibles pour ce fragment. Soit il réatterrit sur son corps parent, soit il devient un satellite de son corps parent, soit il se libère du champ gravitationnel. Quel est le critère pour se libérer de son corps parent ? Il doit avoir une vitesse supérieure à la vitesse de la libération de son corps parent, qui est proportionnelle à avec la densité du corps parent et R son rayon. Il est donc d’autant plus difficile de se libérer du champ gravitationnel de son corps parent que ce corps est grand et dense. Par exemple, la vitesse de libération de Mars est environ égale à 5000km/s, alors que sur Terre elle est de 11 000 km/s. Les planètes étant beaucoup plus grandes que les astéroïdes, elles possèdent une vitesse de libération bien supérieure. C’est pourquoi les météorites provenant de planètes sont beaucoup plus rares.

Une fois libéré, un fragment de roche peut se promener dans l’Univers pendant des millions d’années, jusqu’à ce qu’un jour il s’approche suffisamment d’un autre corps céleste pour être attiré par son champ gravitationnel et tomber à sa surface. Ce fragment devient alors une météorite.

Nous avons vu que les météorites provenaient donc majoritairement d’astéroïdes, mais quels sont les différents types d’astéroïdes ?

On peut classer grossièrement les astéroïdes en deux catégories : les astéroïdes difformes et les astéroïdes sphériques. Un astéroïde de forme sphérique est assez massif pour que les éléments les plus lourds qui le composent se soient rassemblés au centre sous l’effet de la gravité, et les plus légers autour. L’astéroïde est alors qualifié de différencié. L’astéroïde a alors une structure interne comparable à celle d’une planète tellurique (comme la Terre et Mars), avec un noyau métallique en son centre. Les astéroïdes sphériques donnent naissance à trois grands types de météorite. Premièrement, les achondrites différenciées qui viennent de l’équivalent de la croute terrestre. Deuxièmement, les météorites de fer qui viennent du noyau de l’astéroïde, et enfin les météorites mixtes qui sont un mélange des deux, c’est-à-dire de silicate et de métal. Grâce à ces trois types de météorites, nous comprenons à présent mieux la structure interne de notre planète Terre, et des planètes telluriques ou astéroïdes en général.

Les astéroïdes difformes, quant à eux, donnent naissance à des météorites que l’on appelle chondrites. Une grande majorité des météorites que nous recevons proviennent de ces astéroïdes (plus de 80%), qui n’ont pas évolué depuis la naissance du Système Solaire. Ces météorites peuvent donc nous apprendre beaucoup sur cette période-là.

Maintenant que l’on sait d’où viennent les météorites, comment fait-on pour les reconnaitre ? Et surtout, où peut-on en trouver ?

Sur Terre, une météorite est caractérisée par sa croûte de fusion. En effet, le fragment de roche brûle en rentrant dans l’atmosphère terrestre et possède donc une croûte noircie. De plus, les météorites sont des objets très compacts et très denses. Elles se distinguent des roches terrestres par la présence de métal dans leurs compositions. Il est néanmoins déconseillé d’utiliser un aimant pour les reconnaitre car cela dégrade leurs propriétés magnétiques, elles perdent alors de leur valeur scientifique. Il est de plus déconseillé de les mettre dans de l’eau pour mesurer leur densité car, pouvant contenir du fer, elles sont très vulnérables à la rouille.

Les météorites que l’on trouve sur Terre sont souvent découvertes dans des endroits qui n’ont pas évolué depuis des milliers, voire des millions d’années, tels que les déserts chauds et glaciaux. Ainsi, on trouve des météorites en Antarctique ou encore dans le Sahara. On peut aussi les ramasser après une chute à proximité de leurs cratères d’impacts.

Anecdote historique : les premiers outils en fer ont été fabriqués pendant l’Antiquité avec des météorites de fer !

Nous savons que la plupart des météorites recensées viennent d’astéroïdes. Mais qu’en est-il des météorites provenant d’autres planètes ?

On a déjà identifié avec certitude plus d’une centaine de météorites provenant de Mars. En ce qui concerne les autres planètes tellurique (Mercure et Vénus), il n’y en a aucune de référencée pour l’instant. Il est très peu probable qu’une météorite vienne de Vénus. En effet, sa grande taille (du même ordre de grandeur que celle de la Terre) et son atmosphère très dense lui confèrent une vitesse de libération élevée. Il a été en revanche prouvé qu’il est possible que des météorites proviennent de Mercure. Sa petite taille et l’absence d’atmosphère permettraient à des fragments de se libérer de son attraction gravitationnelle. Néanmoins, aucune météorite n’a encore été classée comme mercurienne de façon certaine. De plus, la position de ces planètes à proximité du Soleil et le fait que celui-ci inclue 99% de la masse totale du Système Solaire font que d’éventuels fragments issus de Mercure et Vénus se dirigeraient plutôt vers le .

Enfin, si nous avons découvert des milliers de météorites sur Terre, Mars n’est pas non plus épargnée par des impacts d’objets extramartiens ! Quelques météorites ont été trouvées par des rovers, telle que Meridiani Planum, une météorite de Fer-Nickel identifiée par Opportunity en 2005 dans la région du même nom. Cette météorite fait la taille d’un ballon de rugby !

Auteurs : Alice Chapiron, avec l’aide de Marie Delaroche et Jérémy Rabineau

 

SOURCES

« Les Météorites » de Matthieu Gounelle

 

 

 

MDRS 293

Sol 26 OSE

Sol 26

Le message de l’équipage

Vues au microscope

Voici les photos de ce que nous vu au microscope ! Premièrement, nous avons trouvé une toute petite racine dans la terre martienne, et nous l’avons observée au microscope, voici ce que ça donne :

Ensuite, nous avons regardé de plus près les graines qui semblaient avoir essayé de pousser, et nous avons aperçu de petites pousses vertes comme vous pouvez le voir. Peut-être que si nous avions pu laisser pousser plus longtemps, nous aurions eu des grandes pousses !

Donneés des capteurs environnementaux

Comme le SOL 26 est notre dernier jour de mission, l’ordinateur avec le programme qui nous permet de faire les graphiques est déjà débranché et rangé !

MDRS 293

Sol 26

SOL 26 : Une page qui se tourne

« A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l’on n’a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu’on aimerait faire de sa vie. » – L’Alchimiste, Paulo Coelho

Nous avons démarré la journée en sachant très bien que ce serait notre dernière matinée en simulation… Nous avons donc profité au maximum de notre dernière séance de sport, pour laquelle Lise avait regroupé tous les exercices préférés de chacun ! Tous les membres de l’équipage ont donc adoré la session. Ensuite, la pluie étant tombée toute la nuit, mais aussi encore à notre réveil, les conditions ne permettaient pas d’effectuer l’EVA planifiée ce matin, durant laquelle nous devions démonter et rapatrier les instruments atmosphériques dans la station… De plus, à cause du manque de luminosité, les panneaux solaires qui alimentent la station nous fournissaient beaucoup moins d’énergie. Nous avons dû passer la journée dans le noir, pour pouvoir économiser l’électricité ! approche à très grands pas … Cependant, nous avions beaucoup de choses à faire pour nous occuper l’esprit ! Nous avons profité d’être tous disponibles dans la station pour commencer à organiser nos bagages pour le retour, à ranger et nettoyer tous les modules. Nous avons beaucoup de matériel, il faut faire attention à ne rien oublier !

Malgré tout, les expériences suivent leur cours. Les dernières sessions de tests cognitifs ou de Neuroergonomie ont eu lieu ce matin, clap de fin pour les expériences du Crew 293 ! Nous sommes très fiers de toutes les expériences que nous avons réussi à mener et des données que nous avons produites.

Nous avions fixé à 16 heures la fin de la simulation. A l’heure prévue, nous avons donc ouvert le airlock : nous n’étions officiellement plus sur Mars ! Vêtus de nos combinaisons noires d’EVA pour nous protéger de la boue, nous avons pu respirer l’air terrien à plein poumons. Nous avions sous- estimé le bonheur de cette sensation retrouvée ! Mais pas de temps à perdre : les instruments atmosphériques attendaient d’être démontés comme ils n’ont pas pu l’être durant l’EVA de ce matin qui a été annulée ! Agenouillés dans la terre mouillée, nous nous sommes efforcés de tout démonter et rentrer dans la station. De retour au continué le rangement.

Bien que la simulation soit terminée, l’atmosphère est joyeuse dans la station entre tous les membres de l’équipage ! Certes, c’est à présent la fin de la mission dans la station, mais en réalité il nous reste encore beaucoup de travail. Fin de simulation ne signifie pas fin des recherches ! Nous devons encore traiter beaucoup de données, faire des retours aux chercheurs sur les résultats et les expériences, … Finalement, la fin de simulation n’est qu’une page qui se tourne vers une nouvelle étape pour le Crew 293 !