Le projet M.A.R.S.
Mars Analog Research & Simulation est un projet scientifique mené par sept étudiants ingénieurs de l’école Supaéro de Toulouse. Leur objectif est de pouvoir mener une série d’expériences et de simuler durant deux à trois semaines le quotidien d’une équipe d’astronautes sur la planète Mars.
Après deux missions couronnées de succès et fortement médiatisées, sept étudiants se préparent à partir en février 2019, en préparant des expériences technologiques, scientifiques et humaines.
Quel est le but de ces missions ?
Ces missions permettent à des scientifiques, des étudiants et des ingénieurs de tester du matériel destiné à l’industrie aérospatiale : drones, robots, prototypes de scaphandres, etc. Lors des rotations, Mars Society tient tout particulièrement à l’aspect réaliste de ces simulations. L’intérêt est en effet de plonger les équipages dans les mêmes conditions, de les confronter aux mêmes difficultés que celles auxquelles des astronautes effectivement implantés sur Mars devront faire face.
Ainsi, les sorties pour effectuer des expériences hors de la base ne peuvent être effectuées qu’en scaphandre : les communications avec les personnes restées sur « Terre » subissent un délai de plusieurs minutes, pour simuler les effets d’un éloignement de 400 millions de kilomètres.
Prochain objectif : la mission MDRS 206
Fort des succès rencontrés par le binôme de la mission MDRS 151 et l’équipe de six étudiants de MDRS 164, puis MDRS 175 et MDRS 189, qui se sont déroulées dans le désert de l’Utah, l’équipage MDRS Supaéro est fier d’avoir été sélectionné pour participer l’année prochaine à la mission MDRS 206, qui se déroulera du 23 février au 17 mars 2019.
L’expérience acquise et la grande réussite des missions dans leur totalité, aussi bien en terme de simulation que de résultats expérimentaux obtenus sur place, ont poussé une nouvelle fois Mars Society à nous accorder sa confiance, en attribuant à l’intégralité de l’équipage Supaéro le privilège de participer à une rotation l’année prochaine, pour 3 semaines cette fois.
La MDRS
La Mars Desert Research Station (MDRS), implantée dans le désert de l’Utah, a été installée par Mars Society pour servir de cadre à des simulations de missions martiennes. De septembre à avril, des équipages des six personnes venant du monde entier se relaient au cours de rotation de deux semaines pour y effectuer des expériences dans des conditions géologiques et thermiques proches de celles rencontrées sur la planète rouge.
Ces missions permettent à des scientifiques, des étudiants et des ingénieurs de tester du matériel destiné à l’industrie aérospatiale : drones, robots, prototypes de scaphandres, etc. Lors des rotations, Mars Society tient tout particulièrement à l’aspect réaliste de ces simulations. L’intérêt est en effet de plonger les équipages dans les même conditions, de les confronter aux mêmes difficultés que celles auxquelles des astronautes effectivement implantés sur Mars devront faire face. Ainsi, les sorties pour effectuer des expériences hors de la base ne peuvent être effectuées qu’en scaphandre ; les communications avec les personnes restées sur « Terre » subissent un délai de plusieurs minutes, pour simuler les effets d’un éloignement de 400 millions de kilomètres.
Voici la description de la base fournie par la Mars Society :
« Mars Analog Research Stations (MARS) are laboratories for learning how to live and work on another planet. Each is a prototype of a habitat that will land humans on Mars and serve as their main base for months of exploration in the harsh Martian environment. Such a habitat represents a key element in current human Mars mission planing. Each Station’s centerpiece is a cylindrical habitat, « The Hab, » an 8-meter diameter, two-deck structure mounted on landing struts. Peripheral external structures, some inflatable, may be appended to the Hab as well.
Each station will serve as a field base to teams of four to six crew members: geologists, astrobiologists, engineers, mechanics, physicians and others, who live for weeks to months at a time in relative isolation in a Mars analog environment. Mars analogs can be defined as locations on Earth where some environmental conditions, geologic features, biological attributes or combinations thereof may approximate in some specific way those thought to be encountered on Mars, either at present or earlier in that planet’s history. Studying such sites leads to new insights into the nature and evolution of Mars, the Earth, and life.
However, in addition to providing scientific insight into our neighboring world, such analog environments offer unprecedented opportunities to carry out Mars analog field research in a variety of key scientific and engineering disciplines that will help prepare humans for the exploration of that planet. Such research is vitally necessary. For example, it is one thing to walk around a factory test area in a new spacesuit prototype and show that a wearer can pick up a wrench – it is entirely another to subject that same suit to two months of real field work. Similarly, psychological studies of human factors issues, including isolation and habitat architecture are also only useful if the crew being studied is attempting to do real work.
Furthermore, when considering the effectiveness of a human mission to Mars as a whole, it is clear that there is an operations design problem of considerable complexity to be solved. Such a mission will involve diverse players with different capabilities, strengths and weaknesses. They will include the crew of the Mars habitat, pedestrian astronauts outside, astronauts on un-pressurized but highly nimble light vehicles operating at moderate distances from the habitat, astronauts operating a great distances from the habitat using clumsy but long-endurance vehicles such as pressurized rovers, mission control on Earth, the terrestrial scientific community at large, robots, and others. Taking these different assets and making them work in symphony to achieve the maximum possible exploration effect will require developing an art of combined operations for Mars missions. The MARS project will begin the critical task of developing this art. »
Les retombées médiatiques des précédentes missions :
- Télévision (France 3, TF1, Canal +, iTélé, BBC, …)
- Radio (RFM, France Bleu, France Inter, … )
- Presse (Le Monde, La Tribune, Dépêche du midi, 20minutes, …)
- Sites web (L’ADN, Studyrama, Coté Toulouse, L’Esprit Sorcier …)
- Presse étrangère (La Province en Belgique, BBC)
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