SOL 15 : L’équipage 311 trace son chemin, dans le désert, et sur le papier
15:15 : Aujourd’hui, le ciel martien s’est vu couvert de nuage. Quentin, Robin et Mehdi avaient prévu une EVA la veille, mais ils ont dû attendre la confirmation de mission support ce matin, trente minutes avant leur départ. N’importe quel événement météorologique est une bonne raison d’annuler une sortie sur Mars, mais la météo est restée clémente, et a permis à nos trois compagnons de sortir plus loin qu’ils ne l’avaient jamais fait. Leur EVA s’est déroulée dans une région encore inexplorée des équipages MDRS venant de l’ISAE-SUPAERO : Sea of Shells. Ils y ont à nouveau pris de nombreuses photos au drone pour en faire une carte 3D. Cette semaine, les rôles s’inversent. Erin et Célyan vont d’abord aller chercher les balises dispersées dans la zone à l’aide d’une carte 2D, tandis que Somaya et moi pourront étudier leur emplacement à l’aide de la carte 3D générée via la photogrammétrie.
Pendant ce temps, j’ai conclu la première phase de l’expérience HUMANISE. Elle consiste en tester différentes méthodes de télé-opérations, dans l’optique de contrôler des rovers directement depuis la Lune ou Mars, lors des futures missions habitées. Nous avons tous testé les opérations via manette de PS5, et désormais, c’est à l’aide d’un casque de réalité virtuelle que nous piloterons notre robot !
17:31 : Cet après-midi, tout l’équipage s’est concerté à propos de l’optimisation de l’espace et de l’aménagement des meubles et des sources de lumière dans la HAB, notre habitat principal. Je jouais alors le rôle de modérateur, et ait essayé de retranscrire sur le papier les idées de l’équipage. Cette activité a été proposée par Michail Magkos, un ingénieur architecte de l’université suédoise KTH avec qui nous travaillons déjà sur d’autres expériences comme Orbital Architecture. L’objectif est de perfectionner l’aménagement de la station, de sorte à envisager celui des futures bases spatiales. Même dans une base comme la MDRS, les points d’amélioration restent nombreux, et vivre au cœur de la station durant deux semaines nous permet de les percevoir de manière plus lucide.
